motorhead-bad-magic-album-artDéjà 30 ans que le Motörhead ravit ses fans à coup de grand Heavy metal dans un style inimitable grâce à la voix chanteur Ian « Lemmy » Kilmister. N’en oublions pas non plus le batteur métronome Mikkey Dee qui donne l’impression que les années n’ont pas d’impact sur lui et la puissance qu’il démontre sur scène ne se tarit pas. Bien sûr le trio ne serait pas complet sans Phil « Wizzos » Campbell qui par ses riffs et ses solos contribue à compléter le trio et l’âme de Motörhead .

Bad Magic, arrive comme un album couronnant la carrière du trio. Il est représentatif de toutes les nuances que Motörhead est capable de mettre en allant du puissant et sombre à des morceaux plus mélancoliques.

L’album se lance sur un Victory or die qui reflète bien l’envie du groupe à aller de l’avant malgré les divers déboires de santé des membres du groupes. Dans un rythme élevé emmené par une batterie de Mikkey Dee avec toujours autant de justesse et de pêche . Lemmy semble au top de la sa forme et le solo de guitare aux deux tiers du morceau est dans le ton. 

On enchaîne sur  Thunder and lightning qui fait mieux que garder le rythme en faisant monter l’intensité d’un cran qui convient parfaitement au morceau.

Sur Fire Storm hôtel on revient à un tempo plus neutre mais toujours dans un mixte guitare batterie se mêlant parfaitement bien à la voix de Lemmy. 

Pourtant on remonte tout de suite dans un tempo plus brut typique du groupe en entrant sur Shoot out of the light avec entre autres de sacré Riff. 

The devil fait revenir le groupe à plus de puissance brute et un rythme qui se veut lourd et puissant. 

On pourrait croire que la chose va continuer de monter en puissance mais non. N’y voyez pas un reproche, nous assistons à du Motörhead de bonne facture et dans son style inimitable. Les titres Electricity, Evil Eye, Teach Them How to Bleed et Tell me who to kill sont de bons titres qui font l’âme de l’album. Du Motörhead que l’on aime comme vous dirait un fan. On croisera au milieu de tout ça, un Till The End mélodique qui donnerait envie de la faire intégrer la playlist des slows. 

 Chocking on you plus sombre et puissant redonne le côté dark que l’on aime retrouver dans leur style. 

On finira cet album en deux temps. Par un premier morceau When The sky comes looping for you qui passe au shaker un mix d’une bonne partie de ce que peut proposer le groupe. Le bouquet final avec la reprise de Symphony for The Devil, qui montre que Lemmy n’est clairement pas encore totalement usé et peut proposer des choses plus mélancoliques. Une bonne surprise pour clôturer l’album. 

On verra au final un album de bonne facture avec des nuances importantes dans les rythmes et qui prouvent que Lemmy est encore capable de tenir la route. 

La plus grande inquiétude restera son état de santé globale qui fait craindre une fin trop proche qui pourrait bien, le voir s’éteindre sur scène. Mais cela ne serait il pas là meilleure des façons de partir pour Lemmy ? Sûrement la seule envisageable, même si aucun d’entre nous ne le souhaite vraiment.

Bad Magic
Motörhead
UDR
2015