One upon a time un hellVoici venir la suite de The Good, the Bad and the Infernal qui avait su fortement me séduire par son originalité et son style efficace. Nous poursuivons notre périple dans l’Ouest américain à travers Wormwood, cité légendaire recherchée par tout un groupe disparate de personnes, mais pour quelle raison ? Découvrez maintenant Wormwood, porte vers l’autre-monde…

La couverture est pour le coup assez surprenante. Gardant les tonalités jaune-orangées du premier opus, elle nous propose un mélange de western et de steampunk correspondant parfaitement au roman. Toutefois, et c’est là l’élément le plus étonnant : elle est inversée. Et c’est finalement assez intelligent puisque le lecteur a une impression de vertige en la regardant qui donne réellement envie de lire le roman, de découvrir si l’inversion a une motivation romanesque ou s’il s’agit d’une figure de style de l’illustrateur ou de l’éditeur. Enfin bref, cette couverture m’a totalement séduit…

Wormwood has appeared, and with it a doorway to the afterlife. But what use is a door if you can’t step through it?
Hundreds have battled unimaginable odds to reach this place, including the blind shooter Henry Jones; the drunk and liar Roderick Quartershaft; that most holy, yet enigmatic of orders, the Brotherhood of Ruth; the inventor Lord Forset and his daughter Elisabeth; the fragile messiah Soldier Joe and his nurse Hope Lane.
Of them all, Elwyn Wallace, a young man who only wanted to travel west for a job, would have happily forgone the experience. But he finds himself abroad in Hell, a nameless, aged gunslinger by his side. He had thought nothing could match the terror of his journey thus far, but time will prove him wrong.
On the road to Hell, good intentions don’t mean a damn.

The Good, the Bad and the Infernal était particulièrement séduisant du fait des surprises qu’il recelait. Oui le mélange steampunk et western n’est pas nouveau (voir par exemple le film Wild Wild West avec Will Smith) mais Guy Adams avait su lui donner une saveur particulière. N’en étant pas à son coup d’essai en matière d’écriture il maîtrise donc parfaitement les ficelles de la conception scénaristique et du style. Once upon a Time in Hell n’échappe donc pas à cette maîtrise et nos héros se voient cette fois confrontés à d’encore plus grands mystères. La kyrielle de personnages proposés par l’auteur, allant de la gachette solitaire, au prêcheur un peu fous, en passant par un messie religieux, saura étonner le lecteur car le récit se retrouve rafraîchit par cette multitude de points de vue. Scénaristiquement Guy Adams tient la barre de son navire romanesque de main de maître et il parvient, grâce à quelques ficelles bien arrangées, à faire de son livre un page-turner digne des plus grands romans d’imaginaire qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années.

Le style est également d’une fluidité impressionnante. En effet au fil des pages le lecteur ne voit pas le temps passer, le rythme est soutenu, le langage efficace et totalement au service du récit. Pas de descriptions à rallonge mais pour autant le décor est soigné par une précision des mots amplement suffisante pour la compréhension du lecteur.

Once Upon a Time in Hell est un excellent second tome, Guy Adams confirmant sans difficulté le succès du premier. Tout lecteur qui chercherait de l’aventure et aimerait les univers western ou steampunk devrait se jeter sur ces deux premiers tomes.

Once Upon a Time in Hell
Guy Adams
Solaris books

6,19 €