les enfants d'IcareIls sont apparus sans crier gare, leurs immenses vaisseaux flottant au-dessus des plus grandes capitales mondiales.
Les Suzerains, des extraterrestres infiniment plus avancés, et qui affirment être là pour le bien de l’humanité. E effectivement, même s’ils refusent pour le moment de se montrer, tout ce qu’ils font pour la Terre s’avère bénéfique : désarmement général, éradication des maladies, de la faim et de la misère.
Pourtant… ne faudrait-il pas se méfier de ses mystérieux bienfaiteurs ? Et se demander quelles sont leurs véritables intentions quant à l’avenir de l’espèce humaine ?

Le roman est composé de trois partie égales.
Le premier tiers sert de (longue) introduction. Après l’apparition des vaisseaux extraterrestres, qui survient rapidement, nous faisons la connaissance de Stormgren, le secrétaire général des nations unies ; le seul humain sur terre à avoir des contacts réguliers avec les Suzerains. Grâce à la générosité de ces êtres, la Guerre Froide prend fin ainsi que la famine, les maladies etc. Bref tous les grands problèmes de l’humanité se résolvent les uns après les autres.
S’ensuit une loooongue description de l’avancement des choses et des longs discours sur l’humain et l’utopie. Le récit est entremêlé par une petite “aventure” mais surtout par le curiosité grandissante du peuple qui veut savoir à quoi ressemblent les Suzerains.

Après une ellipse de 50 ans, la deuxième partie commence par la révélation de l’apparence des extraterrestres, ce qui apaise quelque peu l’ennui éprouvé.
Nous faisons la connaissance des nouveaux protagonistes et de leur mode de vie. Puis nous avons encore droit à une longue description de l’utopie, de la façon dont l’humain l’acquière, en profite, puis fini par s’ennuyer (comme le lecteur). Le récit est entrecoupé par une ébauche timide d’éventuel complot par les Suzerains et par les projets fou de Jan Rodricks.

À la troisième partie on retrouve tout d’abord les protagonistes Jean et George (apparut dans le second volet du roman). Le récit se poursuit, on découvre leur nouvelle vie dans un nouveau lieu… et cela recommence à traîner en longueur.

Et puis à partir de la page 275 les Suzerains dévoilent tout simplement la vérité sur leur présence sur Terre.
Nous retrouvons également Jan Rodricks et nous en apprenons beaucoup sur les Suzerains grâce à lui.

La vérité et la résolution de l’histoire s’avèrent aussi gigantesque que décevante car les explications sont inachevées (tout simplement parce qu’aucun personnage n’en n’a). L’auteur construit une fable sur l’univers, si énorme qu’on aurait jamais pu la deviner (car il n’y a aucun indice dans le roman) mais personne n’en connait la fin.
Enfin, il faut connaître le mythe d’Icare pour comprendre le titre.

Bref, il n’y a aucune action pendant tout le roman. On passe notre temps à nous poser des questions et à philosopher sur la nature humaine, sur l’utopie… et à la fin on nous raconte tout ou presque. Ici, pas de personnage qui mérite sa réussite grâce à ses exploits, juste du blabla, de longues réflexions, puis une fable inachevée d’une tristesse infinie.