Seigneurs des runes 1Il existe un monde ancien où règne un étrange système de magie. Certains nobles peuvent s’approprier les Dons d’autres hommes: Intelligence, Force, Vue ou Odorat. Les plus puissants sont appelés les Seigneurs des Runes. En contrepartie, ils s’engagent à assurer la subsistance de leurs Dédiés et de leur famille. Mais celui qu’on surnomme le Seigneur – Loup s’est également octroyé les Dons de certains animaux et rêve de prendre le pouvoir absolu sur le royaume. Face à lui, le jeune prince Gaborn est peu armé pour le combattre. Lui ne rêve que d’amour et d’une vie paisible sans magie…

Dans ce genre de livres, soit l’idée est poussée jusqu’au bout, soit l’histoire s’embourbe lamentablement. Et David Farland s’inscrit avec brio dans la première catégorie.

Le résumé peut laisser dubitatif et pourtant c’est bel et bien un excellent livre qui se cache derrière. Comme dit précédemment, l’idée est très intéressante car exploitée au maximum. Voilà un scénario original et surprenant, ce qui n’est pas peu dire dans le paysage qu’est la fantasy.

Chaque Don est expliqué en détail, ce qui permet de vraiment poser des sortes de lois concernant la magie de ce monde. Le lecteur ne sera pas lâché au milieu de ses questions. Ensuite, et là est la force de ce livre, ce sont des explications intéressantes qui permettent de se plonger entièrement dans le livre sans pour autant alourdir le récit. Les Dons paraissent donc simple au lecteur, et c’est bien en attirant notre attention sur cette simplicité que l’auteur arrive à nous surprendre.

J’ai souvent du mal avec les retours sur le passé des personnages qui, à mon sens, découpent l’histoire. C’est souvent sur ce point que je me base pour savoir si un livre me plaît ou non. Et même si certains passages semblent un peu longuet, le résultat final est très plaisant et surtout sans aucune frustration lorsque l’action principale fait une pause. De plus, les descriptions des scènes sont précises tout en étant rapides.

Toutefois, concernant les personnages, rien de surprenant : le classique prince au cœur noble et la princesse maltraitée par le méchant seigneur des ténèbres. Dans le genre classique, je pense qu’on peut difficilement faire mieux… Le vieux Magicien de la Terre, Binnesman, est pourtant une exception très plaisante. Tout du long, il reste mystérieux mais inspire la sympathie. On sent pourtant qu’il possède un potentiel énorme et qu’il jouera un rôle principal dans toute la suite de la série.

En conclusion, David Farland est un vent de fraîcheur dans un milieu où toutes les pistes semblaient avoir été explorées. Un premier tome simple qui permet de poser les bases d’une histoire beaucoup plus complexe et probablement riche en rebondissement.

La Douleur de la Terre
Les Seigneurs des Runes
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